Quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage

3193 Guilmont Pelletier2 5x7 300 dpiAu matin du 8 février 2020, je me suis levé et je n’étais plus président de la Commission scolaire du Fleuve-et-des-Lacs. Mon mandat a abruptement pris fin à 3 h 20 dans la nuit à la suite d'un vote de 60 contre 35 pour adopter le projet de loi 40 qui met fin aux élus scolaires et qui chamboule le système d’éducation au Québec. Tout ça à cause d'un gouvernement qui méprise les gens en adoptant des lois sous bâillon et en apportant des amendements in extrémis pour tenir des promesses électorales insensées.

Je voudrais féliciter et remercier les commissaires actuels de la Commission scolaire du Fleuve-et-des-Lacs et ainsi que ceux avec qui j’ai travaillé depuis de nombreuses années. Vous êtes des gens qui croient en l’importance de l’éducation de nos jeunes. Vous pouvez partir la tête haute et être fiers de nos résultats. En effet, notre Commission scolaire est depuis quelques années dans les 5 premiers au Québec, et ce, dans plusieurs domaines soient, la persévérance, la diplomation, les résultats financiers, l’entretien des bâtiments, les indices de performance du transport scolaire, la gestion des ressources humaines, l’enseignement professionnel, l’éducation des adultes et le Service aux entreprises, etc.

Je suis un peu préoccupé pour l’avenir, mais j’ai confiance en l’équipe de direction en place. Je veux souhaiter la meilleure des chances au directeur général, M. Bernard D’Amours, et à toute son équipe de gestion pour mener à bien la réforme qui sera à mon sens une perte de temps. J’offre ma collaboration pour faire la transition.

Je veux aussi remercier les parents, les enseignants, les directeurs d’établissement, les professionnels, le personnel de soutien et les services de garde pour le beau travail accompli ainsi que les 5 directeurs généraux avec qui j’ai travaillé.

Je remercie aussi les gens de la communauté qui m’ont fait l’honneur de les représenter pendant bientôt 36 ans comme commissaire, dont 32 ans à titre de président d’une commission scolaire. Il faut aussi ajouter 9 ans comme enseignant à mon implication.

Merci beaucoup!

Guilmont Pelletier